Les manoeuvres de base
Le départ du quai
L'embarquement doit se faire pendant que les amarres avant et arrière sont encore fixées au quai. Une personne stabilise le bateau
pendant que les autres embarquent en posant le pied au milieu du fond, en se baissant le plus possible.
Pour débarquer, on procède de la façon inverse.
Pour s'éloigner du quai, il faut planifier sa manoeuvre. Quand il y a d'autres embarcations à proximité, on peut amener
la barre (c'est-à-dire la poignée des gaz) vers le quai et se dégage en marche arrière. Si le vent souffle en direction
du quai, il faut dégager avec plus de force pour éviter de frapper les autres bateaux.
L'embarcation s'écarte en reculant (barre amenée vers le quai). Une fois bien dégagée, elle s'éloigne en
marche avant lorsque la voie est libérée.
L'arrivée au quai
L'arrivée au quai se fait sous un angle de 30° à 45°. À l'approche du quai, on amène la barre vers le quai,
ce qui écarte l'avant du bateau et amène l'embarcation en position parallèle. Plus près du quai, on amène
la barre de l'autre côté, on diminue la commande des gaz, et on passe momentanément en marche arrière pour rapprocher
l'arrière du bateau vers le quai. Une fois le bateau placé le long du quai, on arrête le moteur et on amarre l'embarcation.
Si le vent porte vers le quai, il est préférable d'aborder sous un angle plus grand, et s'il souffle du côté du quai,
il faut aborder sous un angle plus petit.
Le départ de la grève
Par temps calme, il est relativement simple
de mettre un hord-bord à l'eau. Moteur relevé, l'embarcation est soulevée et poussée dans l'eau, l'avant vers le
large. Quand le bateau est à flot, l'arrière touchant à peine la grève, on l'immobilise à 90° par rapport
à celle-ci, ce qui permet d'embarquer d'abord au centre puis à l'avant. Enfin, l'opérateur pousse l'embarcation vers le
large en marchant dans l'eau et embarque à l'arrière. Pendant la mise à l'eau, la personne se trouvant au centre fait avancer
le bateau à la rame jusqu'à ce que l'eau soit assez profonde pour mettre le moteur en marche. Elle peut également donner
au bateau la direction désirée. On démarre ensuite le moteur, on passe en marche avant et on prend de la vitesse en s'éloignant.
L'arrivée sur la grève
Pour approcher la rive par temps calme, on
arrête le moteur en eau encore assez profonde et on relève pour éviter d'endommager l'hélice. Il est important que
l'opérateur connaisse d'instinct l'emplacement du dispositif d'arrêt et de la manette de verrouillage du relevage. Pour alléger
l'avant, le passager qui s'y trouve vient s'asseoir au centre du bateau et rame jusqu'à la rive. Au moment d'atteindre le rivage, une
personne met pied à terre et immobilise le bateau pour permettre aux passagers de débarquer. Une fois le bateau vide, on peut
le soulever et le porter jusque sur la grève où on l'amarre. Il faut éviter de le pousser sur la grève.
Par mauvais temps, il est préférable d'aborder la grève par l'arrière. Ceci évitera que l'eau s'accumule
dans le bateau. Moteur en marche, le bateau est tourné dans la direction de la grève et le passager du centre maintient cette
direction à la rame. Puis le moteur est arrêté et relevé, et on se laisse pousser par les vagues vers le rivage.
Pour empêcher l'arrière de plonger dans le creux des vagues au moment où elles frappent l'avant, le rameur tire légèrement
sur ses rames.
L'accélération et le déjaugeage
Sous l'effet de l'accélération,
le bateau a tendance à sortir de l'eau pour venir hydroplaner à la surface; ce mouvement est provoqué par la vague créée
par le remous du moteur. Le bateau s'élève ainsi de plusieurs degrés; cela diminue sérieusement la visibilité
que le pilote a de l'avant du bateau et entrave l'utilisation efficace de la force de propulsion du moteur. Pour remédier à cette
situation, il suffit d'accélérer légèrement pour pouvoir passer par-dessus cette vague et retrouver à nouveau
une assiette relativement horizontale.
La conduite dans les vagues
Pour minimiser le risque d'accident ou encore d'infiltration d'eau dans l'embarcation, il est recommandé de prendre les vagues sur l'avant
par mauvais temps. L'avantage qu'a un bateau à propulsion mécanique est qu'il est beaucoup plus facile de synchroniser la vitesse
de l'embarcation en fonction de la vague.
Le remorquage
Pour accroître l'efficacité du remorquage, il est conseillé d'appliquer certains principes:
- le remorquage est plus rapide si l'on tire l'embarcation au lieu de s'amarrer à couple avec elle. Par contre, le remorquage à
couple est plus avantageux quand l'embarcation remorquée est peu manoeuvrable, puisque le remorqueur peut ainsi la diriger dans une certaine
mesure. Cette technique est également employée quand l'embarcation à remorquer n'est pas stable.
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Pour remorquer une embarcation et ses passagers,
il faut qu'elle soit stable et que le remorqueur puisse être prévenu de toutes difficultés dès qu'elles se présentent.
- Les deux embarcations doivent être dans la même axe, l'une s'alignant sur l'autre.
- L'opération doit être constamment surveillée du remorqueur.
- Il est possible de remorquer un canot à l'aide d'une cordage passé autour de la pointe avant. D'autres types d'embarcations sont
munies d'anneaux servant à fixer une remorque (cordage servant à remorquer).
Note: Le remorquage est parfois la pire solution. Lorsque les conditions de navigation ne permettent pas de remorquage, il est possible
d'appeler à l'aide des entreprises spécialisées dans le remorquage. La situation est identique lorsque l'embarcation ne
peut supporter le remorquage (voir la limite suggérée par le fabricant) ou qu'elle n'a pas été conçue pour
subir des remorquages (comme dans le cas du pneumatique).
Pour faciliter la manoeuvre de l'embarcation remorquée,
la remorque doit être fixée assez près de la ligne de flottaison, au centre de la partie avant. Certaines embarcations ont
des taquets ou des crochets où fixer une remorque.
Par mauvais temps, la longueur de la remorque est établie en fonction de la vague. Pour éviter une collision, il faut synchroniser
la vitesse des deux embarcations et leur passage sur la crête ou dans le creux des vagues.
Le remorquage s'effectue plus efficacement si le point
de traction se situe à l'arrière du remorqueur, au centre. Ceci est simple à réaliser s'il y a un anneau ou un taquet
au centre de la partie arrière. Dans le cas contraire, un V en cordage peut empêcher la traction de s'exercer de biais sur le remorqueur.
Une remorque attachée sur un V peut glisser d'un côté ou de l'autre.
La vitesse de remorquage est déterminée par le type, le poids et le mode de propulsion de l'embarcation en cause. Elle doit être
réglée de manière à maintenir stable l'embarcation remorquée. Si le remorquage s'effectue au moteur, il ne
faut pas en exiger un effort trop grand.
De préférence, la remorque doit pouvoir être larguée rapidement. Les noeuds faits dans une remorque doivent pouvoir
supporter des efforts considérables et variables. Le noeud de chaise est le plus communément employé. On peut utiliser
un tour mort et deux demi-clés lorsque le poids à remorquer est faible. Par contre, il ne faut jamais faire de noeud plat ni de
noeud de cabestan dans une remorque.
Cordage et noeuds
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